Regard sur le Cabbaliste Aboulafia

Je vous propose un

Regard sur le cabaliste ABOULAFIA

Pourquoi me suis-je intéressé au cabaliste Abraham ABOULAFIA ?

Eh bien, c’est simplement aux hasards de mes lectures que je l’ai découvert, et grâce aux auteurs comme Mosche IDEL, Charles MOPSIK, Abraham PINKAS, Marc-Alain OUAKNIN, que j’ai pu mieux le connaître et satisfaire ma curiosité. Peut-être rencontrerez vous quelques contradictions ou erreurs historiques, j’espère que l’on ne manquera pas de rectifier et ainsi enrichir notre travail.

La bible, «La Torah » le « Tanach » en hébreu a de tout temps suscité des commentaires de la part des Maîtres rabbiniques à travers le «Midrash» et le "Talmud".

Alors que l’on voit réapparaître le « Zohar » ou le livre de la Splendeur, dont on dit qu’il aurait été écrit au premier siècle de notre ère par Simon Ben Yohaï .  Au 13ème siècle se manifeste un mouvement de pensées qui résulte d’une nouvelle réflexion de « Moïse de Léon », qui introduit dans la méditation et dans les commentaires sur les textes sacrés une nouveauté : les commentateurs du Zohar pouvaient-ils être nouveaux et traditionnels ?

Eh bien, ils semblent avoir réussi.

Tandis que se développe cette mystique pendant la période médiévale en Espagne, on voit surgir un personnage étonnant, Abraham Aboulafia, qui vient créer une nouvelle école, qui est fondée sur l’étude et les moyens concrets et techniques pour parvenir à l’extase ;  une nouvelle forme de Cabale est née, et l’on va trouver parmi les disciples certains commentateurs du Zohar, dont notamment Rabbi Joseph GIKATILA qui a écrit des livres consacrés à la cabale des lettres, opposée à la cabale des Sephiroth. Avec Joseph Gikatila, Aboulafia va enseigner le « guide des égarés » : cette œuvre va constituer l’essentiel de sa réflexion et va lui permettre aussi de concilier la pensée rationaliste de Maimonide et la pensée mystique qu’il essaye de développer à ce moment là.

Ce que soulignent les biographes d’Aboulafia, c’est surtout le fait que c’est un personnage qui voyage beaucoup - et cette notion du voyage que l’on rencontre également chez d’autres .mystiques – est liée à sa pensée même, c’est-à-dire, que c’est un voyage mystique qui va lui permettre ensuite de faire ce que l’on pourrait appeler une mystique du voyage et toute sa psychologie, et en particulier tout son apport à la cabale, consiste à introduire la dimension du voyage à l’intérieur même de sa pensée.

En 1270, on dit qu’une révélation lui aurait enjoint de rencontrer le pape, alors que justement il entreprenait les études de la cabale. Aboulafia était sans doute un homme d’ouverture, et pour qu’il y ait une philosophie du dialogue, il décide de rencontrer le pape Nicolas V. Il se dirige vers Rome, mais le Pape prévenu de sa venue dit :

« dès que cet hurluberlu – ce sorcier, ce fou – met les pieds dans la ville, vous l’arrêtez et vous le brûlez vif ».

Mais, au moment où Aboulafia met les pieds dans Rome, le Pape meurt. C’est cette coïncidence qui donne toute son importance à ce fait. Aboulafia n’y est sans doute pour rien.

Il est arrêté par les Frères Mineurs de Rome, qui l’expulsent en Sicile.

Là, il va continuer ses activités messianiques et prophétiques et en même temps littéraires. Il fonde un cercle d’études qui suscite la curiosité. Rappelons qu’à cette époque la communauté juive était très vivante autour de lui. Aboulafia, qui est condamné par l’officialité, car ce qui n’est pas institutionnel, tout ce qui est petit groupe fait peur, résultant semble-t-il d’une pratique de méditation telle que l’on rencontre dans le Zen, le Bouddhisme ou chez les mystiques arabes. Et cette mystique qui était fondée sur une méditation sur les lettres, sur leur forme, sur leur valeur numérique et sur leur mise en mouvement, c’est quelque chose que les Rabbins de l’époque rejettent. Maimonide avant lui a été longuement controversé, ses livres ont été brûlés en place publique ; mais notons qu’à la même époque l’église pratiquait l’excommunication, comme elle le faisait depuis longtemps avant et après. C’était cependant, une époque de dialogue et d’ouverture, en même temps qu’une époque d’obscurité qui condamne pour des idées qui ne sont pas partagées, ni même partageables pour certains.

Le livre de Maimonide apparaît en 1204. Aboulafia naîtra 36 ans plus tard à Saragosse en Aragon. Après plusieurs voyages il s’arrête à Capou où il étudiera la philosophie avec Hillel de Vérone et notamment le Guide des Egarés  et comme je l’ai déjà indiqué, celui-ci a été une de ses références essentielles. C’est lui en effet qui vient répondre à une question fondamentale pour les juifs. Quels sont les rapports entre science et religion ? Avec Maimonide, on voit arriver une conception du monde totalement différente de celle qui prévalait à l’époque. Il tente de mettre en accord science et religion. Mais il y a un autre qui est également essentiel pour lui, c’est le livre de la création : « Sepher Ayetsira » qui aurait été composé au début de l’ère chrétienne. Il apporte les clés de la création divine à l’aide des lettres et des chiffres. Il y a là une manière de comprendre le monde qui est totalement différente de la manière scientifique. C’est une forme de révélation – n’est-ce pas – qui ne s’applique pas sur l’observation du monde qui est analysé et qui permet de savoir ce qui se trouve dans le monde. Car, d’après Maimonide on comprend Dieu par sa création. C’est en observant le monde que l’on comprend non seulement ce qu’est le monde, mais qu’on comprend qui est le Dieu qui l’a créé. Il pense naturellement que les langues sont conventionnelles, que la lettre n’est que l’image du son qui peut être changée, alors Dieu bien évidemment n’a pas de texte, n’a pas d’alphabet qui lui soit propre, puisque c’est celui des hommes. Tandis que le livre de la création, c’est une sorte de connaissance qui vient d’une manière traditionnelle qui s’impose tel que. Voilà Dieu a créé le monde à l’aide des lettres et des chiffres.

Il existe donc ces deux sources qui sont contradictoires, ce qui singularise Aboulafia et le rend intéressant, c’est qu’il va tenir les deux bouts de ces traditions.

Comme pour les cabalistes du Zohar, Aboulafia développe une technique du langage, cependant non pas un langage figé, mais un langage en mouvement, et il a l’intuition d’une poésie du langage qu’il a appelé le langage des oiseaux. Pourquoi le langage des oiseaux ? Parce qu’en hébreu le mot oiseau se dit « Tsipor », mais Aboulafia n’accepte aucun mot tel que, et le met immédiatement en mouvement par un procédé d’anagramatisation. Un de ces anagrammes possible du mot « Tsipor » - c’est-à-dire « oiseau » - est le mot « Tserouf » et le mot « Tserouf » veut dire précisément « anagramme ». Cela veut dire  que l’anagramme du mot anagramme en hébreu forme le mot oiseau. C’est ainsi qu’il a appelé sa pensée, son langage, le « langage des oiseaux ». Il est d’ailleurs intéressant d’indiquer qu’un Musulman, soufi un contemporain d’Aboulafia, le Persan Farid Al –Din-Attar né en 1119 avait vécu très âgé et  avait écrit, également « le langage des oiseaux » qui avait constitué également un texte de référence, même pour les penseurs chrétiens à l’époque médiévale, qui laisse supposer les infiltrations entre les différents mystiques.

Et donc, pourquoi le langage des oiseaux ? Pour montrer comment par le langage, l’homme acquiert une certaine légèreté pour pouvoir s’élever de degré en degré jusqu’à atteindre l’extase. Car chez Aboulafia le procédé linguistique n’est pas simplement de l’ordre du langage mais l’échauffement linguistique, la mise en mouvement du langage, c’est aussi une mise en mouvement de la pensée et cette mise en mouvement de la pensée est une mise en mouvement de  l’âme qui de degré en degré va pouvoir atteindre l’extase. Pour se faire, il utilise les lettres du tétragramme et  les différents noms de Dieu qui sont chantées – et par des techniques de respiration, rétention du souffle et expiration ainsi que par des mouvements de la tête et des mouvements des mains. Moshé Idel explique que chez Aboulafia, le fait de chanter de cette façon les 72 lettres c’est signifier l’union avec Dieu : ce sont le langage, les lettres qui vont lui servir de support pour arriver à l’état de l’intellect humain qui se lie à l’intellect actif et à Dieu, c’est-à-dire, l’union mystique.

Guerchom Scholem prétend qu’Aboulafia allait trop loin en parlant de l’union entre Dieu et l’homme et qu’il fallait dire seulement que derrière ces lettres et la manière de les chanter, il y avait l’idée que Dieu est Dieu, « Il est Lui » c’est donc l’identité de Dieu seulement qui était mentionnée.

Mais depuis que Moshé Idel et Charles Mopsik ont travaillé sur le corpus des œuvres d’Aboulafia, on s’est rendu compte qu’en fait c’était plus profondément l’unité entre l’homme et Dieu qui était dite. Pour Aboulafia, comment être en contact avec le divin ? Pour lui, cela signifie une pénétration du divin dans l’humain, dans la conscience humaine, qui est l’idée de la semence. Ce n’est pas une ascension de l’âme vers le divin transcendantal, il s’agirait plutôt d’une invitation de l’homme au divin à pénétrer dans la conscience humaine.

Je crois que l’on peut distinguer deux grandes problématiques intellectuelles dans la pensée juive : l’approche philosophique et l’approche mystique ou cabalistique. Deux attitudes intellectuelles vis-à-vis de la réalité et de la pensée. Le philosophe qui veut faire la synthèse du logos de la raison grecque et de la révélation de la Torah, la révélation du Sinaï, est confronté à un problème irréductible – qui est que le texte biblique profondément présent selon les spécialistes ; C’est un texte épais avec énormément de noms propres, de termes géographiques, alors que dans le logos, les concepts sont lisses, ils aspirent à l’universel, tandis que le cabaliste accepte la réalité du texte, dans la mesure où elle représente une voix d’accès aux sens. C’est-à-dire, que pour lui les termes, la langue, les textes sont une invite à une sorte de transparence du secret, si l’on peut dire. Il n’essaye pas, comme le philosophe, de faire concorder un sens qui se situe ailleurs du texte et de sa matérialité. Dans l’approche de la cabale, l’hébreu recèle une multitude de sens, de correspondances que le cabaliste essaye d’établir au moyen d’équivalences numériques, puisque les lettres ont une valeur numérique, de résonance entre des termes qui se retrouvent dans les versets situés dans des contextes fort différents, afin de faire apparaître un sens de façon presque artisanale, d’une certaine manière.

Aboulafia accorde également une importance particulière au graphisme des lettres, puisque dans la gradation qu’il instaure, dans les sept voies d’appréhension de la sagesse, c’est le saut qui intervient à partir de la cinquième voie. Je cite Aboulafia :

« de la signification de toutes ces sortes de questions, notamment graphiques du texte biblique, rien n’a jamais été révélé à aucune nation si ce n’est à notre Saint Peuple

 et celui qui s’engage sur la voie des gentils s’en moquera, car il s’imaginera que ces problèmes sont sans signification ».

Toutefois, il ne faut pas détacher l’approche cabalistique d’Aboulafia, de ce qui constitue son fondement théorique, qui est proprement philosophique. N’oublions pas qu’Aboulafia est nourri de philosophie, il est un commentateur du « Guide des Egarés » et donc son univers mental est aussi structuré par la pensée philosophique de son temps. Cette pensée philosophique est intégrée dans une approche qui la dépasse. Si l’on suit l’épître des 7 voies, on voit finalement que l’aboutissement de toute méditation, de toute subjectivité, c’est précisément d’arriver au singulier, et non pas d’arriver à l’universel qui est en fait l’ambition du philosophe et du philosophe juif. Mais, la question est de savoir quel est le sens de ce particulier, de ce singulier.

Il y a une très belle légende du Midrash qui peut nous aider à comprendre la signification de cette singularité. Le Midrash se représente la création du monde à travers toute une scène où Dieu se demande avec quelle lettre il va commencer à écrire la Torah, c’est-à-dire, à créer le monde :

Toutes les lettres défilent devant lui, il finit par choisir la lettre Bet, qui est la deuxième lettre de l’alphabet, mais qui est la première lettre du mot « Bereshit » - au commencement. Et puis, au dernier moment, se présente la lettre « Aleph » qui est la première lettre, et par laquelle Dieu aurait dû commencer l’œuvre de la création. Cette lettre est très humble, et Dieu veut la dédommager, et il lui dit :  « Eh bien, c’est avec toi que je commencerai le texte des commandements : C’est « Anokhi Hachem » : « je suis l’éternel ton Dieu qui t’a fait sortir du pays d’Egypte, etc ».

Et toute l’histoire de la création, c’est l’histoire de l’Aleph caché, de cet Aleph secret dont le cabaliste espère finalement découvrir le chemin. Or, en quoi cette légende est-elle significative ? Le premier mot du récit des Dix Commandements : Je suis l’éternel « Anokhi Hachem » qui commence par un Aleph ».

Eh bien c’est le « je »  c’est à dire, la dimension de la subjectivité. On pourrait y voir un sens philosophique, à savoir que le projet de la création serait finalement d’aboutir pour l’homme à sa subjectivité à devenir un réel vis-à-vis dans le dialogue avec la divinité.

Donc cette singularité et celle de chaque sujet, et Aboulafia emploie un terme hébraïque. Pour désigner le singulier, c’est le terme « Yahid » singulier. Le terme « Yahid » individu, c’est le terme qui fait référence à la fois à l’un « Hehad », et le « Yihoud » c’est l’unification du nom de Dieu, donc la subjectivité serait ce moment absolu qui est le fruit de l’histoire en fait, où l’homme atteindrait à cette unité de la multiplicité du monde. Mais, « Yahid », le singulier, l’unique, c’est aussi un terme qui désigne à travers le mot de « Yahad » la communauté, par exemple les communautés constituées par les Esséniens dans le désert à l’époque de l’antiquité, s’appelé des « Yahad », c’est à dire, ensemble finalement. L’être ensemble, c’est l’être un, mais cette unité a aussi la dimension de la singularité. C’est finalement la réalisation de la conscience humaine, l’atteinte de la subjectivité. Mais elle est atteinte à travers tout le cheminement de l’histoire, elle est sensée se développer au sein de la collectivité, de l’être ensemble.

Aboulafia, bien qu’imprégné de philosophie, a développé le sens de la subjectivité. Il se situe dans la tension entre l’entreprise philosophique et l’entreprise mystique. Il en existe d’autres, semble-t-il, comme Yehouda Halevi, et le Maharal de Prague. Ils ne sont pas totalement des cabalistes, mais pas totalement des philosophes. Abraham Aboulafia est le cabaliste qui s’est éloigné de cette cabale théosophique, de ce courant de la cabale, illustré par le Zohar. La tendance d’Aboulafia, l’école qu’il a fondée et qu’on appelle l’école extatique ou linguistique, qui ne s’intéresse pas à la vie intérieure de la divinité. Alors que le cabaliste de l’école théosophique, de l’école du Zohar, utilise les Sephirot, étant une intermédiation entre le monde d’en haut et le monde d’en bas,  et grâce en grande partie par l’accomplissement des prières et des commandements qu’il influence, corrige et harmonise leurs relations.

L’école d’Aboulafia s’intéresse aux relations entre Dieu et l’homme et ce qui intéresse Aboulafia, c’est l’intérieur de l’homme. En manipulant sa psychologie intérieure par le biais de différentes pratiques linguistiques et extatiques, l’homme va être lié à la divinité de telle façon à ce que son intellect et l’intellect divin ne fassent plus qu’un. Nous sommes là dans un type de cabale qui s’oppose manifestement à la cabale théurgique, et théosophique. En outre, ce qui est intéressant chez Aboulafia, c’est qu’il considère les sephirot, les 10 entités constituant le monde des émanations, le monde divin, qui sont supérieures à l’homme, et deviennent des nombres créateurs, des constituants de la psyché, de la psychologie humaine. Les 10 Sephirot, il les retrouve à l’intérieur même de l’homme. C’est en manipulant ces séphirotes à l’intérieur de l’homme par le biais de l’acte de concentration, l’acte d’extase, et grâce à des techniques comme la manipulation et la combinaison des lettres, qu’Aboulafia va réussir, selon ses dires, à acquérir une union avec le divin, qui va lui permettre, selon lui, de devenir un prophète, avec le même statut que les prophètes de l’antiquité. On voit là, qu’Aboulafia vise à la résurrection du prophétisme juif. Il cherche lui-même à devenir un prophète, contrairement aux cabalistes de l’école du Zohar qui cherchent à devenir des interprètes authentiques des prophètes, qui comprennent en profondeur leur message, mais non pas se mettre exactement au niveau des prophètes. Nous savons que le prophétisme a cessé au moment du retour des juifs de Babylonie. Mais Aboulafia pense que la prophétie est un phénomène qui peut se manifester, à condition qu’on en fasse l’effort à chaque génération et par conséquent qui n’est pas situé, à un point précis de l’histoire. Cependant, il pense en même temps, on peut le supposer, qu’il achève la prophétie, puisqu’il a une conscience messianique. Peut être pense-t-il que l’humanité entre dans une époque, où tout le monde deviendra prophète en un certain sens, c’est-à-dire, atteindra une connaissance pleine de Dieu puisqu’il suit des schémas Maimonidien, et que Maimonide déclare dans les « Hilkhot Melakhim », c’est-à-dire, « dans sa législation royale » que l’époque messianique sera précisément cette époque, où la terre sera remplie de la connaissance de Dieu, comme le limon au fond de la mer selon un verset d’Isaïe.

Pour conclure, je dirais que le regard que je porte à Abraham Aboulafia, est attentif et sensible à son parcours mystico-philosophique qui fait sa singularité. On peut imaginer les multiples difficultés qu’il a dû affronter pour cheminer dans la voie choisie et qui était, sans doute, dérangeante dans le paysage mystique de l’époque. Pourtant il a persévéré jusqu’à sa mort. Je ne peux qu’être impressionné par son courage et sa volonté. En outre, je trouve intéressant certains éléments de son trajet qui se sont développés, certes dans un substrat tout à fait particulier, toutefois l’ésotérisme, la spiritualité, le langage, les voyages ne peuvent que nous renvoyer à notre propre démarche, d’une certaine façon. En effet, personnellement cela me rappelle tous les voyages intérieurs entrepris pour avancer dans mon chemin initiatique. Par ailleurs, je partage également la volonté d’affirmer mes choix dans la vie, la philosophie du dialogue que je tente de cultiver, le souci que je porte au devenir de l’homme, et l’idée de la subjectivité qui me suggère d’assumer toute ma responsabilité dans le monde.

Lorsque Aboulafia nous dit :

« Isoles-toi pour t’approcher du nom qui est la finalité de l’intelligence de l’esprit se confondant avec le cœur »,

c’est une autre manière de dire connais-toi toi-même qui conduit à l’introspection dans les couches de plus en plus profondes de l’être, pour trouver l’étincelle divine qui permet de mieux se connaître, pour une meilleure connaissance du monde, et ainsi contribuer à sa construction, selon notre philosophie et nos principes qui fondent notre idéal maçonnique.  

Freddy Ben :.             

15/01/2007

Avec l’aimable autorisation du conférencier.



16/11/2007
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