La Mixité

Il m'a été demandé, en ma qualité de F\M\de la Grande Loge de France, de vous parler de la mixité. Bien entendu, mes propos ne sauraient engager ni celle-ci ni tous les FF\de mon atelier.

La mixité est une question qui revient sans cesse depuis quelque temps et qui préoccupe légitimement certaines de nos SS\et certains de nos FF\, et plus particulièrement les SS\et FF\ qui font partie d'Obédiences où la mixité existe déjà.

Evoquer aujourd'hui la mixité conduit immanquablement maçons ou profanes à s'interroger, polémiquer même sur ce que d'aucuns considèrent comme un ostracisme archaïque et d'autres comme une intangible tradition. Je dirai que pour moi, initié au Rite Ecossais Ancien et Accepté cette question n'a qu'une importance secondaire, car par nature symboliste et initiatique, la franc-maçonnerie invite d'abord à comprendre le rôle du féminin dans la quête initiatique, le développement personnel et le travail spirituel; cela avant de penser la mixité.

En outre, je trouve, dans certains discours que l'on entend de FF\ pro mixité, un paternalisme larvé, en vertu duquel on n'insinue que l'Initiation Maçonnique proposée aux Femmes ne serait pas parfaite tant que les Obédiences uni sexistes n'auront pas fait le choix d'une mixité totale et absolue. Ces discours apparemment généreux sont en réalité, pour moi, méprisants car fort heureusement, les femmes ne nous ont pas attendu pour vivre la Franc-maçonnerie!

Je ne crois pas que la mixité soit un réel problème mais le fait de l’imposer dans toutes les Obédiences me gène car étant un « homme libre…. », je dois avoir la liberté de choisir où je désire et comment je veux travailler sur moi-même. Et puis imaginez demain une Obédience comme le Grand Orient de France ou la Grande Loge de France ou toute autre obédience actuellement uni sexiste qui déciderait de la mixité totale dans ses ateliers. Ne pensez-vous pas que cela porterait atteinte au développement des Obédiences mixtes et signifierait une certaine volonté d’hégémonisme et d’uniformisation?

 

Cette question sur la mixité, donc, je vais essayer de l'aborder devant vous et avec vous avec franchise et le maximum de sérénité.

 

Question peut être complexe et difficile, mais assez simple si on veut l'aborder avec méthode.

 

Tout d'abord, un peu d'histoire:

 

C'est à partir de 1740, que les maçons du GODF inventent pour leurs épouses les loges d'adoption, hiérarchiquement soumises à des ateliers masculins, où une femme peut bénéficier d'un simulacre d'initiation…sous réserve de ne pas être enceinte. Des femmes fortunées de la haute aristocratie se retrouvent dans cette "maçonnerie de dames", surtout pour organiser la charité au profit de famille en détresse.

Après la Révolution, ces loges d'adoption se recréèrent sous l'Empire en perdant toutefois le caractère indépendant voire frondeur qu'elles avaient eu au XVIIIème siècle.

Il faut attendre la fin du XIXème siècle pour que cette "aimable parodie" de maçonnerie soit sérieusement contestée par une femme, qui ose demander son initiation au même rang que les hommes. Elle s'appelle Maria Deraisme. A partir de 1865, cette écrivaine et journaliste donne des conférences sur l'émancipation de la femme devant des maçons du GODF. Elle apparaît  trop avant-gardiste pour les FF\et même pour les "sœurs"d'adoption! Opiniâtre, elle sera initiée en 1882.

Pour lui faire prêter serment et la reconnaître comme sœur, l'atelier les Libres Penseurs, au Pecq quitte la Grande Loge Symbolique Ecossaise…avant de se faire réintégrer sans la nouvelle apprentie!Elle sera une maçonne pendant 11 ans sans loge et c'est en 1893, qu'elle fonde avec le Docteur Georges Martin, la première Obédience mixte, le Droit Humain, dont l'initiative sera méprisée par le GODF qui considère le DH comme une pseudo maçonnerie, des "loges à femmes".

"Les frères du GO se montraient très hostiles à l'initiation des femmes, parce qu'elles étaient sous la coupe des prêtres", explique Roger Dachez, président de l'Institut maçonnique de France. Ils craignaient qu'elles introduisent en loge des idées réactionnaires. Ce qui permet de comprendre aussi la forte réticence au droit de vote des femmes, y compris chez les radicaux-socialistes, jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

En 1901, alors que les femmes constituent toujours un enjeu entre franc-maçonnerie et Eglise catholique, la tradition des loges d'adoption sous tutelle masculine est reprise par la Grande Loge de France (GLF). Sans doute pour contrer le développement du DH. « Chaque religion a ses dames de charité, ses dames patronnesses ; nous serons, nous, les sœurs de dévouement ; signalez-nous les infortunes de vos frères, de vos orphelins, de vos malades, de vos vieillards », peut-on lire, en 1910, dans une circulaire de la loge d'adoption la Nouvelle Jérusalem à tous les membres de la GLF.

Ces bons sentiments n'inspireront pas chez les frères un respect sincère pour leurs sœurs :

Par deux fois, en 1935 et en 1945, le convent de la GLF vote l'indépendance des loges d'adoption... alors qu'elles ne la demandent pas. « A la Libération, les femmes, accédant au droit de vote, ne pouvaient plus rester sous tutelle », observait Michel Barat, ancien grand maître de la GLF.

« Les frères se sont débarrassés des sœurs dans l'espoir d'obtenir la reconnaissance des Grandes Loges anglaise et américaines  », soutient, Marie-France Picart, ancienne Grande Maîtresse de la Grande Loge féminine de France (GLFF).

C'est donc contraintes et forcées que ces femmes construisent une obédience féminine, qui prend le nom de GLFF en 1952.

« Habituées à ce qu'aucun domaine ne leur soit refusé, leur caractère les pousse à vouloir accéder à tout et, tout particulièrement, à la franc-maçonnerie à partir du moment où elle leur est fermée », soutient l'historienne Françoise Jupeau Réquillard. Le DH, qui fut florissant à la Belle Epoque, doit, lui, se reconstruire, après les persécutions du régime

de Vichy contre les francs-maçons. L'expansion de la GLFF et du DH, les deux principales obédiences où se trouvent des femmes, se réalise

surtout au cours des années 1970 et 1980. Pour ces bâtisseuses de loges, le grand bond en avant féministe a eu lieu quelques mois avant Mai 68, en décembre 1967, lorsque les parlementaires votent la loi autorisant la vente libre des contraceptifs. Une réforme très maçonnique puisque ses inspirateurs s'appellent Lucien Neuwirth, député et membre du GO, et

Pierre Simon, médecin et frère de la GLF.

 « La plupart des femmes viennent chercher dans les loges des valeurs fondamentales, une écoute, une tolérance mutuelle, une réflexion constructive, un épanouissement personnel, affirme Françoise Jupeau Réquillard, mais aussi la compensation de frustrations pénibles et nombreuses : familles trop pesantes, époux dominateurs, schémas sociaux asservissants, rôle astreignant. » Voilà pourquoi s'est développée une maçonnerie féminine. Les « filles de la Veuve » préférant rester entre elles sont encore plus nombreuses que celles optant pour la mixité... alors que 93% des frères de la maçonnerie française demeurent attachés à leur atelier masculin.

 

Voyons ce qui se passe à l'étranger.

 

De nos jours, dans la plupart des pays européens, les femmes peuvent rejoindre des obédiences mixtes ou exclusivement féminines, la plus ancienne après le DH, en 1901 est "The Order of Women Freemasons" fondée en 1908.

La Grande Loge Unie d'Angleterre considère depuis 1998 que certaines loges mixtes doivent être vues comme faisant partie de la Franc-maçonnerie, sans pouvoir être reconnues officiellement dans un traité autorisant des visites mutuelles.

En Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada)

Il est plus commun que les femmes ne rejoignent pas la maçonnerie directement mais via des associations distinctes, comme "The Order of the Eastern Star" ou "The Daugther of the Nile" qui fonctionnent de concert avec les loges maçonniques traditionnelles. Bien que l'Amérique du Nord suive généralement l'Angleterre sur de nombreux points, c'est sur ce continent que se concentre aujourd'hui principalement la résistance à la reconnaissance des femmes franc-maçonnes.

 

Après un petit rappel historique, il est fréquent de commencer une planche en donnant l'étymologie du mot. Et bien moi, je ne vous donnerai pas l’étymologie du mot « mixité » qui vient de mixtus, participe passé de miscere qui veut dire: "mêler", car le problème n'est pas de se mêler ou de ne pas se mêler. je préfère commencer ma planche en vous récitant un extrait du discours préliminaire aux Constitutions d'Anderson qui s’appelle :

 

"Apologie des Francs-maçons"

 

"Je veux avant que de finir
Nous disculper auprès des Belles,
Qui pensent devoir nous punir
Du refus que nous faisons d'elles :
Il leur est défendu d'entrer dans nos Maisons ;
Cet ordre ne doit point exciter leur colère,
Elles nous en loueront, j'espère
Lorsqu'elles sauront nos raisons.

Beau Sexe nous avons pour vous
Et du respect & de l'estime,
Mais aussi nous vous craignons tous
Et notre crainte est légitime.
Hélas ! On nous apprend pour première leçon,
Que ce fut de vos mains qu'Adam reçut la pomme,
Et que sans vos conseils tout homme
Naîtrait pour être Franc-Maçon. »

 

Ce que nous avons à résoudre ou à nous efforcer de résoudre, est un problème spécifiquement maçonnique et non pas un problème profane. Donc posons ce problème en termes maçonniques et non en termes profanes c'est-à-dire de ne pas partir de l'homme que je suis, en face d'un autre être profane comme moi, cet être étant la femme. Eviter de poser le problème en termes profanes, c'est rejeter ou refuser une certaine série d'arguments que nous entendons trop souvent et qui n'ont que l'importance que leurs interlocuteurs veulent bien leur donner. Par exemple : Vous refusez la mixité en général parce que vous êtes misogynes.

Cet argument me semble un peu court et assez pauvre et ne traduit pas les vrais sentiments que nous pouvons nourrir pour les femmes en général.

Un autre exemple: Vous refusez la mixité parce que vous avez un sentiment évident et irréfragable de supériorité de la part du sexe masculin sur le sexe féminin.

Là encore, il ne s'agit pas de se demander si l'homme est supérieur à la femme, si la femme est inférieure à l'homme (non ce n'est pas un lapsus…), ni de se demander si la femme est supérieure à l'homme et l'homme inférieur à la femme.

Question qui n'a pas de sens et à laquelle on ne saurait donner une réponse valable, car un être est ce qu'il est et ne saurait être réduit à une quantité et par là-même être comparé à un autre car ils sont l'un et l'autre incomparables, au sens propre de ce mot.

J'ai aussi entendu que si nous n'acceptons pas les femmes c'est que nous serions de "méchants racistes", oui, racistes. Comme si la féminité était une race…Ici, les mots les plus simples perdent leurs sens.

Enfin, il y a l’argument qui voudrait que nous prenions pour modèle le monde profane c’est à dire le monde socio-politique, professionnel et que nous épousions l’évolution du monde profane. Mais faut-il prendre pour modèle le monde profane ?

La « Loge Juste et Parfaite », n’est pas un « lieu mondain ».

Dans ma Loge, je ne suis pas dans le monde. Ce n’est pas un club, un salon mondain ou tout autre lieu de rendez-vous profane.

 La Loge c’est ce qui se distingue du monde profane ; c’est un lieu hors du temps et de l’espace, habité par le sacré, par les initiés. Dans la Loge, nous sommes séparés du monde profane et faut-il rappeler ici que le mot profane signifie « devant le Temple » ?

 

Nous savons, par ailleurs, que la Franc-maçonnerie moderne, dite spéculative et en particulier la Franc-maçonnerie écossaise, se reconnaît une double origine ;

L’une corporative et l’autre chevaleresque.

Or, l’initiation des francs-maçons opératifs dans les Loges du Moyen-Age, du XIII et XIVèmes siècles est uniquement réservée à des hommes et ces Loges ne réunissent que des hommes au cours de leurs travaux. De plus l’adoubement du chevalier, qui peut être justement considéré comme une initiation, est également réservé à des hommes et l’Ordre de la Chevalerie ne comportera, dans son sein, que des hommes. Ces dispositions seront intégralement reprises dans les Constitutions d’Anderson recueillies par l’auteur dans les anciennes archives et approuvées par la Grande Loge le 25 mars 1723.

L’article III de nos Constitutions stipule expressément :

 

« Les Personnes admises comme membres d’une Loge doivent être des Hommes bons et loyaux, nés libres, ayant l’Age de la maturité d’esprit et de la prudence, ni Serfs ni Femmes ni hommes immoraux ou scandaleux, mais de bonne réputation. »

 

Bien sûr, ce texte date du début du XVIIIème siècle, une époque où les personnes "nées libres" ne pouvaient être que des hommes, les femmes d'alors n'ayant, à l'exception de quelques aristocrates, que peu de droits et de prérogatives. L'Eglise catholique romaine n'attendra-t-elle pas la fin du XIXème siècle pour leur reconnaître une âme?

Pour moi, Franc-maçon de la Grande Loge de France, ces textes sont clairs, peut être dépassés pour notre époque aux yeux de certains, mais ils ont été et sont « la loi fondamentale de la Franc-maçonnerie » et je vais vous citer encore nos Constitutions :

 

«  Le respect constant et rigoureux de cette tradition et ces règles traditionnelles sont notre ciment et notre lien…Elles fixent la vie des Grandes Loges et celle des Loges et assignent à tous nos Frères des impératifs moraux et intangibles. »

 

Il me parait nécessaire de vous rappeler cette Loi qui est notre Loi. Il est plus encore indispensable de rappeler que nous avons prêté un serment lors de notre Initiation et que ce serment nous le renouvelons lors de nos augmentations de salaire, lorsque nous accédons à la fonction de Vénérable et à celle de Député, et cela en présence de tous nos Frères et en toute liberté.

Nous nous sommes engagés par ce serment vis à vis de nous-mêmes mais également vis à vis des autres et vis à vis de l’Ordre maçonnique dans lequel nous sommes entrés et que nous avons choisi.

Nous ne saurions devenir parjures et renier ce qui fait notre être de franc-maçon franc et accepté. Rompre ce serment, c’est rompre avec nous-mêmes, c’est rompre avec notre Loge, avec l’Ordre maçonnique lui-même.

 

Ajoutons que si nous débordons le cadre de l’institution maçonnique, nous pouvons constater qu’il n’y a pas et qu’il n’a pas existé (à ma connaissance), dans les civilisations et dans les sociétés traditionnelles, des initiations mixtes. Toute initiation, dans les sociétés traditionnelles est spécifique, soit masculine, soit féminine, jamais les deux à la fois.

D’ailleurs, les Obédiences féminines qui ne sont pas non plus demandeuses de cette mixité, estiment, en général que seule une femme peut pleinement en initier et en instruire une autre. Trop soucieuses d’une indépendance chèrement acquise, je ne crois pas qu’une seule Obédience féminine accepterait de se diluer dans un organisme où leur autonomie d’action et de pensée pourrait être compromise.

 

Mais pourquoi cette séparation ? Je pense que cela vient de l’initiation elle-même c’est à dire de l’être à initier.

En effet, le sujet à initier n’est pas un sujet abstrait, intemporel et immatériel, une sorte de sujet transcendantal,  il n’est pas une sorte d’entité seulement intellectuelle, sans vie et sans âme. Le sujet à initier est un être concret fait de chair et de sang, un être sexué qui a une certaine polarité sexuelle : il est soit mâle soit femelle. Et la sexualité constitue notre nature ou contribue à la constituer. On a pu constater une certaine différence ou différenciation anatomique, physiologique, morphologique des sexes.

 

Cette différence ou différenciation sexuelle pénètre l’organisme tout entier. Aucun processus biologique, ne peut échapper à l’emprise de la sexualité, à la polarité sexuelle et par là même aucun processus psychique. Ce qui fait dire aux médecins et aux psychologues qui veulent prendre en compte ces faits qu’il y a une manière féminine et une manière masculine de sentir, de penser, de juger, de vivre, d’être enfin.

Une fois encore, il y a des hommes et il y a des femmes distincts, séparés, dissemblables, non identiques, qu’il ne saurait y avoir d’initiation mixte, que toute initiation est spécifique.

 

Je pense que nous vivons dans la plus grande confusion intellectuelle et morale en particulier dans les rapports masculins-féminins.

Le père et la mère sont indispensables à l’homme d’aujourd’hui comme l’homme et la femme sont nécessaires à notre civilisation. Mais avant toutes choses, il ne faut pas les mélanger et les confondre, il faut les distinguer ; il faut affirmer et maintenir la différence ce qui ne veut pas dire inégalité, soit infériorité ou supériorité, et ne veut pas dire aussi hostilité et guerre l’un contre l’autre ou subordination de l’un à l’autre.

Notre civilisation a besoin de ces deux principes, de ces deux pôles, l’un et l’autre essentiels et fondamentaux.

 

Voilà un certain nombre de raisons qui font que la Franc-maçonnerie traditionnelle dont je me réclame ne saurait accepter la mixité.

 

Encore une fois faut-il voir dans cette attitude une sorte de sentiment de supériorité des hommes maçons vis à vis des femmes maçonnes ? Encore une fois non. Faut-il dire que nous avons le plus grand respect et la plus grande considération vis à vis de nos Sœurs et pourrait-il en être autrement ? Nous savons tous ici qu’une femme, notre mère, est l’être à qui nous devons notre première initiation, celle qui constitue à nous donner la vie.

 

Et pour conclure, je dirai que pour ceux qui désirent travailler côte à côte avec l’autre genre il existe des Obédiences mixtes dont le Droit Humain qui m'avait demandé ce travail pour la R\L\Reliance, le 9 mai 2007 et que la question principale est :

D’oser se parler. Faire prévaloir le dialogue en toutes circonstance pour aller plus loin ensemble, car mieux vaut construire des pont que des remparts !

Comme le souligne Marie-Françoise RAST dans «  l’Initiation des Femmes » et aussi Karen BENCHETRIT et Carina BELFOND dans « La Franc-maçonnerie au Féminin » :

 

« La symbolique maçonnique est avant tout un outil de travail qui s’applique aussi bien aux Frères qu’aux Sœurs. »

 

Pour finir, j’ai une question à vous poser :

Les Idées comme les Anges, ont-elles un sexe ?

En fonction de vos réponses, pourriez-vous me montrer l’Intérêt supérieur de la mixité dans notre travail? Le fait de se reconnaître  Frères et Sœurs comme Francs-maçons n’est ce pas là le plus important ! Il importe d’aller vers l’autre, mais que les loges masculines restent masculines, que les loges féminines restent féminines et que les loges mixtes restent mixtes, mais cessent de s'ignorer les unes les autres et acceptent leurs différences et d'en parler entre elles. C'est finalement peu demander.., ainsi que de pouvoir aussi, recevoir mes Sœurs avec leurs décors dans notre Atelier au moins une fois par an, pour leur rendre la politesse de nous recevoir si chaleureusement dans leurs Tenues.

 

Les chemins de la vérité et de l’harmonie ne passent pas par l’identité et par l’unité,

Mais par celui, plus difficile, de la différence et de la dualité !

  

Jean Paul Gos

9 mai 2007



16/04/2008
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