l'Année de la Vrai Lumière (24.01.6024)

 

calendrier-2.jpg

 

Sur l’éphéméride de nos tenues, en leurs minutes de symbolisme, comme nous avons l’âge et qu’il est l’heure, cette humble planche ce jour de porter sur l’année de la vraie lumière. (train de chronicités)

Nous devons à la civilisation Grecque antique cette introduction à la métaphysique qui nous agite encore ici dans notre recherche du principe, puisqu’il sera question de rapport au temps, notons qu’ils en appréciaient la relativité

- il s’éclipse quand on fait ce que l’on aime faire

- Il s’étire et devient pesant quand l’ennui arrive

- Et pour ceux qui savent, il s’accélère quand on vieillit.

De ces trois notions naquirent trois dieux que nous aurons à convier ce soir.

Un premier, KAIROS, celui de la dimension du temps métaphysique, qui crée de la profondeur dans l’instant, dans le ressenti. Existent encore des artefacts qui le représentent sous les traits d’un jeune homme ne portant qu’une touffe de cheveux sur la tête.

L’on disait qu’à sa manifestation se distinguaient trois possibilités :

- On ne le voit pas

- On le voit et on ne fait rien

- Ou bien, au moment où il passe, on tend la main, on « saisit l’occasion par les cheveux », Kairos en latin est devenu « opportunitas », dans un juste temps celui dans la réaction

- comme une réponse fulgurante en rhétorique

- dans la concomitance avec Dieu en théologie et de la décision dans l’art de la guerre chez les stratèges.

Prosaïquement, KAIROS est aussi celui qui vous laisse l’impression que dix minutes se sont écoulées alors que cela fait une heure que vous parlez avec cet ami cher …

 

Ce second, AIÔN, qui symbolise le rythme de l’univers, la dimension de temps cyclique, du jour et de la nuit, des saisons, des civilisations …

AIÔN interroge sur la durée de vie dans le champ de l’éternité, il agit sur un cercle sur lequel s’interroge Aristote sur la valeur de l’instant présent « le nombre du mouvement selon l’avant et l’après ». Prosaïquement, la rose a des pétales le matin et est fanée le soir, mais la rose refleurira …

 

Au troisième en immanence, CHRONOS, la dimension du temps physique, en référence au temps que nous affrontons en mesure linéaire, quantitative et séquentielle. CHRONOS segmente le passé, le présent et le futur en unités égales. Si sa représentation moderne le fait paraître sous les traits d’un vieil homme à la barbe grisonnante, sa représentation dans la culture Orphique le désignait en forme d’hydre à trois têtes. Mais CHRONOS c’est :

- 1 an = 365 Jours

- 1 trimestre = 3 mois

- 1 heure = 60 minutes

- 1 minute = 60 secondes

Prosaïquement, comme le fait dire Danièle Thompson à l’un de ses personnages dans « Fauteuil d’orchestre » Tu sais mon petit gars, à mon âge, le temps qui passe c’est le temps qui reste ! Le temps est une notion qui rend compte du changement dans le monde. Sont des jours, sont des nuits qui expérimentent ce changement et les calendriers d’en faire l’état. Et c’est cette alternance qui a été l’unité fondamentale du repérage de l’écoulement de l’année.

Le repère de passage d’un jour à l’autre est une notion arbitraire qui a différé selon les civilisations :

C’est ainsi que la journée a pu être mesurée de midi à midi, de minuit à minuit dans le calendrier Romain, à partir du coucher du soleil comme dans les calendriers hébreux, du lever de la lune, musulmans, ou à partir du lever du soleil chez les Egyptiens, les perses et les Syriens.

Et ces comptabilités qui en découlent de courir après l’année tropique qui est celle de la rotation de la terre autour du soleil en 365 jours, 5 heures et 48 minutes.

On trouve ainsi des calendriers solaires, luno- solaires et lunaires qui s’étendent depuis un évènement historique marquant ou fondateur servant de convention comme AN 1 dans une chronologie propre à la culture qui l’habite.

Et par exemple : L’Anno Domini Grégorienne des chrétiens, créée en 525 et instauré en 1582 a fait suite au Calendrier Romain, puis au Julien utilisé jusqu’au 17e Siècle sur une partie de l’occident Mais ignorés au moyen âge par certains monastères qui leur privilégiaient le calendrier liturgique réglé par le temps biblique

Le calendrier hébraïque, Anno Mundi qui commence le 7 octobre 3761 Av l’Ere commune

Que l’Anno Mundi de certain courants Orthodoxes est, elle de -5509

Que l’ère Grecque Antique se calculait à partir de - 776 (premiers Jeux Olympiques)

Que la Rome antique utilisait le 21 avril 753 AV l’EC comme repère, date de création de la cité

Bouddha s’éveille en -543 pour le calendrier Bouddhiste

L’Hégire Musulman du 16 Juillet 622 date du départ de Mohamed pour Médine. …

En conservant la mémoire du calendrier Républicain du 6 Octobre 1793, laïque, il ne fut pas le seul.

On aura compris ici que, midi à sa porte fait usage et tradition. p. 3

 

Poursuivant notre inventaire en ce qu’il nous intéresse ce soir.

Nos frères du RER travaillent à l’ANNO MUNDI, soit en date plus 3760 ans hébraïques changement d’année en septembre (et non le 17 octobre, là s’arrête la similitude) - (Ce qui est également le cas de nos ateliers supérieurs) – et utilisant les noms Hébraïques des mois de l’année de Tishri à Elùl.

Que l’obédience des chevaliers Templiers (stricte observance) se réfère à l’ANNO ORDINIS, en référence au vœu de pauvreté, de chasteté et d’obéissance de ses 9 premiers chevaliers, en 1118 (nous sommes ce soir en 906)

Le calendrier maçonnique utilisé par l'Arche Royale (qui regroupe les degrés 4 à 7 du Rite d'York) date de l'année où Zorobabel a fait construire le second temple de Jérusalem, en 530 avant notre ère. On trouve donc l’ANNO INVENTIONIS en ajoutant 530 ans à notre date actuelle.

Le calendrier maçonnique du conseil du rite d’YORK est trouvée en rajoutant 1000 à l’année en cours, date de l’année où le temple de Salomon a été achevé – ANNO DEPOSITIONIS.

Nous, Francs-maçons de rite Ecossais Ancien et Accepté avons conservé de notre généalogie Anglaises celles de l’ANNO LUCIS, l’année de la vraie lumière. Il est généralement admis que cette chronologie a été emprunté par les maçons anglais à l’œuvre d’un savant prélat anglican, James Usher, né à Dublin en 1580 et qui écrivit des Annales Verteris et novi Testamenti (1650-1654) qui contenaient une chronologie biblique, pour une Genèse remontant à 4004 avant J_C. La chronologie fut utilisée par Anderson dans la partie historique de ses Constitutions : en effet on peut lire sur la page de titre de la première édition de ses Constitutions de 1723 « In the Year of Masonery 5723 – Anno Domini 1723 ». Il s’agissait donc de rajouter 4000 ans à l’année actuelle, ce que nous répétons encore.

Le scribe Anderson les a préconisées dans ses Constitutions pour affirmer symboliquement l’universalité de la maçonnerie en adoptant une chronologie supposée indépendante des particularismes religieux, à tout le moins dans le contexte britannique de l’époque.

Année du Monde 1, 4003 avant J.C., ADAM, notre premier ancêtre, créé à l’image de Dieu, le Grand Architecte de l’Univers, dut avoir les Sciences libérales, particulièrement la Géométrie, inscrites dans son cœur, car depuis la chute même, nous trouvons ces principes [inscrits] dans le cœur de ses descendants, lesquels principes, au cours des temps, ont été exposés […]” Constitutions d’Anderson – Histoire.

En apparté :

Il est de circonstance de se rappeler qu’à cette époque, l’Angleterre d’Elisabeth 1ère utilisait encore le calendrier Julien et que même si son conseil avait considéré favorablement la recommandation de type Grégorienne d’alléger de 11 jours son calendrier (rattrapage d’années bissextiles, déviations chronologiques), l’opposition des prélats Anglicans fut si virulente devant cette réforme considérée comme Papiste qu’elle en restât là. (Adoption du Grégorien 27 ans plus tard en 1750, 1751 fut une année de 9 mois et une semaine et un début d’année en janvier) Les spécificités des Eglises et traditions des différents pays n’ont pas toutes respectées le premier mois de l’année, janvier pour JANUS (JANUS regarde en arrière et en avant) Edicté par le Calendrier Julien. En Angleterre, l’année débutait le 25 MARS qui est à relier avec la résurrection de JC, la paque chrétienne.

« Pâques est le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui atteint cet âge le 21 mars ou immédiatement après. » (concile de Nicée) …

On trouve dans le tuileur de Vuillaume de 1820 et 1830, une référence à la tradition du rite Ecossais ancien et accepté, à son calendrier et nous nous y réfèrerons ici à toutes fins d’éclaircissement de la date de démarrage de l’AVL. Ce calendrier s’adosse au calendrier Hébraïque, à son premier mois, non civil mais l’ecclésiastique nommé Nisan (ou Nissan) situé en mars et Avril où se déroule la fête de Pessah pour nos frères Juifs, exode hors de l’Egypte et premières moissons de l’orge, à relier avec le renouveau donc, le printemps. Ce calendrier se veut « métonique » révélé par cet astrologue en 453 av JC et fait correspondre les cycles solaire et lunaires en parité (à quelques heures prêt) sur un ensemble de 19 années, dites « au nombre d’or » - n’ayant rien à voir avec le nombre d’or mathématique. En subsiste (n’ayant ni les moyens ni le temps (sic) d’en faire la démonstration et que bien que Vuillaume s’en défende (on omettra la précision géographique également qui obère cette date), symboliquement, l’année de la vraie lumière démarre à la première pleine lune de Mars de l’année en cours, nous reliant à la signifiance de notre voute étoilée, également au calendrier céleste et zodiacal faisant apparaître le signe du bélier comme premier signe de MARS. Nous sommes réunis ce soir le 24 janvier 2024 de l’AERA VULGARIS ou commune ou ANNO DOMINI, qui a commencé le 1er janvier, date de la Saint Prépuce, circoncision de Jésus au 8e jour comme le veut la tradition juive, l’alliance de l’homme à Dieu. Vuillaume nous précisant que seul le rite Français impose le premier Mars comme premier jour de l’AVL,

Et si je vous lis cette modeste planche le 24e jour du dixième mois de l’année 6023 de la vraie lumière (pas de mois mais des quantièmes), et que nous nous fêterons une bonne ANNO LUCIS lors de notre première tenue suivant le 9 Avril qui devrait être, pour s’inscrire plus avant dans la tradition, le début de notre année maçonnique p. 5 Suivant cette tradition si nous la désirons suivre les premiers jours de l’avl des années à venir seront les (extrapolés du Vuillaume)

 

Genèse :

 

AU COMMENCEMENT, Dieu créa le ciel et la terre. Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour. Dieu créa l’homme à son image, à l’image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme. Il y eut un soir, il y eut un matin : sixième jour. Après avoir pris du repos le septième jour, Le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant …

 

 

Et les hommes ayant reçu le pouvoir de l’esprit, de poursuivre cette histoire du midi plein au minuit plein, sous la voute étoilée entre Saint Jean d’été et Saint Jean d’hiver, un chemin qui ne connaitra pas de fin tant que ces êtres vivants et de bonne volonté continueront à porter, du minuit au midi, au dehors, la genèse poursuivie dans le temple, en suiveurs de la vraie lumière …

 

 

S:.C:.

24.01.6024



16/02/2024
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 110 autres membres