La Musique

La musique

                                     

Il est difficile de dater avec précision l'apparition de la musique.

On peut faire remonter les origines de la musique à plusieurs dizaines de millénaires.

Sans doute la musique, vocale ou instrumentale, a précédé le langage ou a été contemporaine de celui-ci.

Que cette première musique ait été vocale ou instrumentale, elle était, à ses débuts, très rudimentaire et a sans doute peu progressé pendant longtemps.

La musique est une forme d'expression. Au début, la musique des hommes était différente de la nôtre. Les mélodies qu'ils inventaient traduisaient des sentiments et des émotions élémentaires. Le rythme leur donnait vie. Ils dansaient et martelaient le sol avec les pieds pour accompagner leur musique. Leurs danses consistaient entièrement en mouvements du corps et des bras, lents ou endiablés, doux ou violents, selon le sentiment exprimé.

Leur musique pouvait être gaie ou mélancolique, leur tenir compagnie au travail ou à la guerre. Elle pouvait être violente ou douce. Elle pouvait aussi exalter leurs sentiments religieux par des incantations destinées à agir sur les phénomènes que ces hommes ne pouvaient s'expliquer, comme le vent, le tonnerre, la maladie… Elle servait également à communiquer avec les esprits, apaiser les démons, etc.

C'est en Chine que l'on retrouve les premières traces de théorie musicale, qui dateraient d'environ dix siècles avant Jésus-Christ. Cette musique est inséparable de la poésie et de la danse, pour certains sages elle exprimait l'équilibre entre le ciel et la terre.

Dès les temps anciens, la musique accompagnait toutes les cérémonies. Chanteurs, danseurs et instrumentistes participaient de façon importante aux cultes célébrés aux forces de la nature. Plus tard, ces cultes furent dédiés à Bouddha et Confucius.

Les facteurs responsables de l'évolution de la musique sont multiples et accompagnent l'évolution des civilisations. Ainsi, les progrès dans la facture des instruments comme dans l'art vocal ont suivi les pas de l'humanité.

Comment s'inscrit la « musique maçonnique » dans cet univers musical ?

La franc-maçonnerie a toujours entretenu des liens avec l'art musical, concrétisés par exemple dans l'idée symbolique de la colonne d'harmonie.

Mais la littérature sur la "musique maçonnique" a presque systématiquement ignoré la colonne d'harmonie proprement dite. Celle-ci n'a trouvé son nom que tardivement, au XIXeme siècle. Elle a très tôt pris les visages les plus divers, de la simple trompette à l'orchestre, en passant par l'orgue ou par de petits ensembles souvent composites. Des musiciens ont épousé dans leurs œuvres le symbolisme et les rituels de la Franc-maçonnerie, et ont agi au-delà de la porte du temple.

Et qu'est-ce que la musique maçonnique ?

On peut dire qu'il s'agit de musique composée par des francs-maçons mais aussi par des profanes, sur des thèmes maçonniques.

Mais lorsque l'on écoute de la musique dite « maçonnique », on s'intéresse en règle générale davantage aux textes qui sont portés par cette musique qu'à la composition musicale. Cette composition est également rythmée par les phases du rite maçonnique.

Qui pourrait prétendre reconnaître à l'oreille une musique dite maçonnique d'une composition  classique ?

Si l'on prend Mozart comme référence, on peut avoir une lecture de « La flûte enchantée » qui n'a rien de maçonnique.

Par contre dans l'œuvre de Mozart, on peut considérer que les trois œuvres italiennes qu'il a écrite avec Da Ponte, lui aussi franc-maçon. : « Les noces de Figaro », « Don Juan » et « Cosi fan tutte », sont porteuses de thèmes essentiels de la franc-maçonnerie dont le « Don Juan » créé à Prague comme un hymne à la Liberté.

A ces œuvres, il convient d'y ajouter trois autres œuvres décrites comme « Le testament philosophique » de Mozart : « La flûte enchantée (1) », « La clémence de Titus (2) » et « Le Requiem » (1Shikaneder – 2Metastase, deux francs-maçons) qui, non seulement empruntent des thèmes de travail et de réflexion de la franc-maçonnerie mais dont la structure s'appuie sur des phases du rituel.

Le siècle d'or de la musique maçonnique fut celui du classicisme et du romantisme. Celui de Mozart mais aussi de Haydn, de Spohr et de Liszt, franc-maçon authentique, resté fidèle à l'idéal de tolérance et de fraternité.

Tous ces musiciens ont eu leur importance dans la création de la Loge de « Saint Jean de la Parfaite Estime » et « La Société Olympique » regroupant d'autres musiciens comme Le chevalier de Saint Georges, Sacchini, Cherubini et Philidor.

Plus proche de nous, au XXième siècle, on notera les compositeurs de Jazz américains francs-maçons « Rodgers » et « Hammerstein ». Sans oublier Duke Ellington, Count Basie, Lionel Hampton, Nat King Cole, Armstrong…

La colonne d'harmonie permet, certes, d'utiliser les œuvres qui ont été conçues spécifiquement pour les tenues maçonniques, comme le fameux recueil de Sibélius. Mais aussi de travailler et de découvrir le champ ouvert de toute l'histoire musicale de Bach , Beethoven, Haendel aux plus contemporains Stravinsky, Webern, Britten…

 

La musique soutient et accompagne les intentions, les émotions, les idées, les pensées et les actes de la vie. La musique est référence et expression. La musique, par la colonne d'harmonie, ponctue nos tenues et  participe à la résonance de l'égrégore.

                                       

Daniel CHA:.



29/11/2007
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